Le mesprix

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Une caissière très méprisée AFP/LOOS

Barbara, caissière licenciée pour avoir détourné 1,30 euros, est devenue le symbole de la vulnérabilité des salariés en période de crise.

Le sort de Barbara, caissière de supermarché à Berlin-Est, renvoyée pour avoir détourné 1,30 euro, après trente et un ans de bons et loyaux services, soulève un mouvement d’indignation dans tout le pays. Le visage rond de la quinquagénaire, dont le licenciement a été confirmé mardi par le tribunal du travail de Berlin, est devenu le symbole de la vulnérabilité des salariés en période de crise. «Comment peut-on mettre à la porte quelqu’un du jour au lendemain après trente et un ans, sur la base d’un soupçon ?» s’est interrogé son avocat.

La confédération des syndicats dénonce un «tir de canon sur des moineaux». Le tribunal, lui, estime qu’une caissière doit se montrer «absolument honnête même pour de petits montants » . La chaîne de supermarchés Kaisers, qui employait Barbara, assure qu’elle a utilisé deux bons de consigne oubliés par un client de 1,30 euro. Une «vengeance », accusent les syndicats, alors que la caissière s’était battue pour une revalorisation des salaires. L’histoire de Barbara a été érigée en symbole des inégalités sociales croissantes en Allemagne sur fond de flambée du chômage et de débat sur les bonus des banquiers.

Un commissaire-priseur très prisé de Claire Chazal

La vente aux enchères de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé a rapporté plus de 373 millions d’euros.

C’était un grand privilège d’assister, l’autre soir , à la vente aux enchères de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ! Sentiment de vivre un moment suspendu où les millions d’euros s’envolent, monde épargné par la crise mais finalement attaché aux valeurs sûres (y compris cet incroyable Duchamp parti à près de 9 millions d’euros après une joute surréaliste entre deux acheteurs) et au souvenir de ces objets accumulés avec passion pendant toute une vie par le maître de la haute couture. Le commissaire-priseur François de Ricqlès, qui tenait le marteau pour Christie’s, a parfaitement mené les choses… Dominant l’émotion et les pressions (il y en avait !), il a gardé son sourire calme et n’a pas eu à forcer son autorité pour solliciter les acquéreurs qu’il ne lâchait pas du regard, qu’ils soient dans la salle ou au téléphone. Un exercice, ô combien difficile, accompli avec virtuosité et élégance.

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